
Colin Farrell est un
acteur américain pour lequel j'ai littéralement craqué lorsque je l'ai
vu dans le grandiose film "Alexandre". Lui aussi
fait partie de mes idoles et de plus, je le trouve vraiment trop trop
mignon.
Né le 31 mars 1976 à
Castleknock, en Irlande, Colin James Farrell est le fils d'un ancien
joueur de football et le neveu de l'acteur Tommy Farrell. Très tôt, le
bambin rêve de suivre les pas de son illustre famille, et c'est l'art
dramatique plutôt que le sport qui prend finalement le dessus. Le jeune
homme intègre alors la Gaiety School of Drama de Dublin, et commence à
travailler avant même d'avoir terminé son cursus. Après avoir travaillé
six mois en Australie (à mi-temps dans une banque, le reste au théâtre,
où il dirige ses premières mises en scène), il revient au pays et décroche
un petit rôle dans la mini-série "Falling for a Dancer", puis
un autre plus conséquent dans la série de la BBC "Ballykissangel",
qui lui apporte un début de notoriété. Au cinéma, c'est Tim Roth qui
lui donne sa chance avec une participation au drame War Zone, et si on le
voit un an plus tard en benjamin de la bande de malfrats dirigée par
Kevin Spacey dans le thriller irlandais Ordinary decent criminal, c'est
avant tout grâce à son premier premier rôle dans le surprenant
Tigerland de Joel Schumacher, que sa carrière décolle pour de bon. Colin
y incarne, avec un charisme et une présence rares, un bidasse rebelle
dans un camp d'entraînement militaire pour former les jeunes recrues de
la guerre du Vietnam. Tout s'enchaîne alors très vite pour le jeune
Irlandais, car le film le fait connaître de tout Hollywood : hormis les
deux autres films qu'il a déjà mis en boîte avec le même Schumacher
(Phone game où il passe tout le temps du film dans une cabine téléphonique
qu'il ne peut quitter sous peine de mourir, et Veronica Guerin) Farrell réussit
un somptueux triplé : il tourne en une même année avec Bruce Willis
dans le drame militaire Mission évasion où, étudiant en droit, il
exerce ses fonctions de juriste en captivité pendant la Deuxième Guerre
mondiale, Tom Cruise dans Minority report, en membre d'une police du futur
pouvant arrêter les criminels avant même qu'ils n'aient commis leurs
forfaits, et enfin avec Al Pacino, dans La recrue, où il campe un
brillant jeunot de la CIA... Et ce n'est évidemment pas tout, puisque
vous avez pu jauger ses talents d'as du couteau, donnant du fil à
retordre à Ben Affleck métamorphosé en Daredevil, et qu'il enchaîne
ensuite avec S.W.A.T., un polar musclé aux côtés de Samuel L. Jackson,
et Intermission, un drame urbain sur fond de désespoir amoureux signé
John Crowley, l'occasion pour l'acteur de tourner dans son Irlande natale.
Pour Alexandre, biopic pharaonique sur Alexandre le Grand, réalisé par
le sanguin Oliver Stone, il hérite d’une perruque peroxydée et du rôle-titre.
Arrive ensuite Le nouveau monde de Terrence Malick où il campe le célèbre
John Smith, ami fidèle de la non moins célèbre Pocahontas, juste avant
de chausser ce mois-ci les mocassins de cuir blanc de l’inspecteur Sonny
Crockett dans l’adaptation de la série culte (une de plus) Miami Vice
sous la direction de Michael Mann et face à Jamie Foxx dans le rôle de
Ricardo Tubbs. Rien ne semble donc, pour l'instant, pouvoir arrêter ce
nouveau venu dans l'univers pourtant réputé impitoyable de Hollywood,
dont l'acteur se protège beaucoup en continuant de vivre dans sa bonne
vieille ville de Dublin...
Filmographie : 18 films
1999 - War zone (Tim Roth)
2000 - Ordinary Decent Criminal (O'Sullivan)
2000 - Tigerland (Joel Schumacher)
2000 - American Outlaws (Mayfield)
2001 - Mission évasion (Gregory Hoblit)
2001 - Minority Report (Steven Spielberg)
2002 - Phone game (Joel Schumacher)
2002 - La recrue (Roger Donaldson)
2002 - Daredevil (M.S. Johnson)
2003 - Veronica Guerin (Joel Schumacher)
2003 - S.W.A.T. (C. Johnson)
2003 - Intermission (Crowley)
2004 - Alexandre (Oliver Stone)
2004 - La maison au bout du monde (Mayer)
2005 - Le nouveau monde (Terence Malick)
2005 - Miami Vice (Michael Mann)
2006 - Demande à la poussière (Robert Towne)
2006 - Pride and glory (Gavin O'Connor)